Le Parcours

Dès la frontière passée, je file vers les fameuses « gravel roads » typiques de la Namibie
D’abord en direction de Fish River Canyon, puis de la côte pour rejoindre Lüderitz.
Après deux jours dans la ville, je rebrousse chemin pour remonter vers le nord dans le désert : à partir de ce point, plus aucune route jusqu’à la capitale Windhoek.
Après des pistes bien sableuses qui me donnent un peu de fil à retordre, j’atteins Sesriem et Sossusvlei, réputés pour ses incroyables paysages de dunes.
Je reprends la route de la capitale Windhoek par les pistes. Je resterai sur place un peu plus d’une semaine, notamment pour y faire le tour des ambassades pour la première partie de mes visas d’Afrique de L’ouest.
Départ ensuite vers Walvis Bay et Swakopmund sur la côte. Je continuerai de longer l’océan par la côte des squelettes. Je bifurque ensuite vers les terres jusqu’à Palmwag, perdu dans un immense plateau de rochers rouges. J’enchaine les kilomètres de pistes jusqu’à Okaukuejo, porte d’entrée du Parc National d’Etosha pour tenter de voir quelques animaux.
Il ne me reste plus qu’à rallier la frontière angolaise, au nord. Mais pour cela, je suis contraint de faire un grand détour pour éviter le parc, et atteindre la petite ville d’Oshakati.

Carnet de Route

Fish River Canyon

Dès l’arrivée en Namibie, j’en prends pleins les yeux : les pistes s’enfoncent dans le désert, personne à l’horizon. Avec les orages, la scène est presque apocalyptique. Je me dirige vers le Fish River Canyon : deuxième plus grand canyon derrière le grand des US, mais sans personne, je suis tout seul devant cette immensité ! C’est très impressionnant !

Lüderitz et Kolmanskop

Lüderitz, la plus ancienne ville namibienne, là où les colons allemands ont fondé leur première ville. Aujourd’hui, c’est une petite ville portuaire, avec quelques maisons typiques des colonies. Le point d’intérêt est plutôt Kolmanskop, la ville fantôme située à quelques encablures, dans le désert. Ancienne ville luxueuse sortie du sable lorsqu’une grande quantité de diamants ont été trouvés. Abandonnée dans les années 60, la ville est maintenant rongée par le désert qui reprend ses droits.

D707

Retour dans les terres désertiques. Même si elle m’a été déconseillée par certains, je choisis de tenter quand même la route D707, réputée comme une des plus belles de Namibie. Le problème, c’est qu’elle s’approche très près des dunes, la piste est par endroits recouverte de sable profond et mou qui rendent ma progression difficile. J’aurais aussi droit à une bonne correction dans le sable : un beau planté de tête et une moto sur le toit… Mais les paysages que j’y ai vu, notamment au coucher du soleil valent toute la tôle froissée du monde !

Sesriem - Sossuvlei

Probablement l’un des endroits les plus connus et touristiques de Namibie, et pour cause !
Sesriem est le village un peu « Oasis » au milieu de nulle part.
J’y retrouve des français qui voyagent en 4×4, que j’avais croisé plusieurs fois auparavant. C’est eux qui m’emmènent à Sossusvlei, dont l’accès est interdit aux motos…
Sossuvlei, un lac asséché, rempli d’arbres pétrifiés et entouré d’immenses dunes rouges.
Les photos parlent d’elles-mêmes, c’est indescriptible !

Solitaire

Je décide de faire la route de Sesriem jusqu’à Windhoek d’une traite : longue journée de 250 kms de pistes pas franchement roulantes (et 90 kms de route à la fin pour se remettre !). Je prends quand même le temps de m’arrêter manger une tarte aux pommes à la boulangerie de Solitaire, un minuscule village, sorti tout droit d’un vieux film américain sur la route 66.

Windhoek

Je suis principalement là pour faire mes demandes de visas. La ville en elle-même n’est pas d’un grand intérêt… C’est juste surprenant de voir une ville en Namibie, bien qu’elle corresponde à une ville moyenne française. De mon côté, je suis plutôt efficace : 3 visas en 4 jours ! Je profite pour faire quelques achats utiles et faire des réparations sur la moto.

Walvis Bay – Sandwich Harbour

Je rejoins la côte au niveau de Walvis Bay par la route, cette dernière longe les plus grandes mines de Namibie. A Walvis Bay, je réserve une petite expédition en 4×4 à Sandwich Harbour : là où les immenses dunes du Namib plongent dans l’atlantique. Pas question d’y aller en moto, beaucoup trop de sable et quelques-uns y ont laissé leur véhicule se faire emmener par l’océan ! La vue est superbe, le décor semble infini !

Swakopmund

Un peu plus au nord de Walvis Bay, la ville de Swakopmund semble être une anomalie dans le paysage ! Une architecture bien germanique, des biergartens, une température qui descend sous les 20°c…
Mais que fait cette ville allemande au milieu de la Namibie ?

Skeleton Coast

Tous les matins, le littoral namibien est plongé dans un épais brouillard d’eau salé et de sable, cela donne une ambiance de fin du monde. En repartant de Swakopmund, je longe l’océan par cette route déserte (et pour cause, elle ne mène à quasiment rien). Premier arrêt à Cape Cross où vit une colonie d’otaries à fourrures (environ 200 000 en haute saison !). C’est impressionnant d’en voir autant et d’aussi près, l’odeur aussi est impressionnante ! En continuant la route, il n’y a plus rien, seulement cette route de sel, quelques épaves de bateaux côté plage, quelques carcasses industrielles côté désert. On peut dire que la Skeleton Coast porte bien son nom : aucune âme qui vive à l’horizon !

Palmwag

Au niveau de Torra Bay, je reprends la route des terres. Après quelques kilomètres, je me retrouve dans d’immenses plaines de cailloux rouges vifs, entourées de formations rocheuses.
En atteignant Palmwag, la verdure recommence à apparaître par endroits, donnant un mélange rouge-vert assez irréel.
Depuis Palmwag, je prolonge sur une cinquantaine de kilomètres au nord pour tenter de trouver des villages himbas.
Je n’ai pas trouvé, mais j’ai vu deux girafes au bord de la piste qui se demandaient bien ce que j’étais !

Ugab Valley

Grosse journée de piste depuis Palmwag (270kms), j’y ai vu un nombre incalculable de paysages, mais je finis par arriver, un peu par hasard dans la vallée de l’Ugab.
Lorsque je suis monté au lodge en haut de la colline pour réserver un emplacement de camping (en bas), ma mâchoire s’est décrochée !
Une vue délirante sur toute la vallée, façon Monument Valley, au coucher du soleil.

Etosha

Je ne pouvais pas traverser l’Afrique sans voir d’animaux sauvages ! Mis à part les girafes, les zèbres et les oryx, je n’ai pas vu grand-chose (des crottes d’éléphants). Ma route passe à côté du Parc d’Etosha, je me devais d’y aller ! Même s’il est interdit d’y rentrer en moto et qu’il faut par conséquent passer par un tour… Mais étant hors saison, nous n’étions que deux dans la Jeep, et le guide sait où aller ! nous avons été très chanceux de voir autant d’animaux sur une journée ! (Ça tombe bien, je ne suis là qu’une journée ! Bien optimisé !)

Les rencontres

La Namibie, c’est le carrefour de tous les voyageurs d’Afrique ! Que ce soit ceux qui partent à l’Est ou ceux qui vont à l’Ouest, tout le monde passe par ici. Windhoek est également connu comme un endroit « facile » pour obtenir des visas. J’ai notamment rencontré Thierry et Hélène, deux vétérinaires français qui parcourent l’Afrique australe à bord de leur Toyota Hilux cellule, on s’est suivi un bon moment, ils m’ont bien aidé quand j’ai eu mes galères dans le sable ! Emma et Eddie, deux anglais sur une 800 GS (comme moi !), eux redescendent de l’Afrique de l’Est et sont presque arrivés. A Windhoek, je rencontre aussi Vera et Aldo, un couple italo-moldave, sur la route depuis 8 ans ! ils remontent par la même route que moi, on se croisera peut-être plus tard ! Bref, j’ai rencontré plein de gens de toutes nationalités, mais aussi des locaux ! Petite mention au groupe de Français (15) rencontrés au camping à l’entrée d’Etosha qui m’ont invité à manger, on a passé une bonne soirée !

L'hébergement

Dans les villes, j’ai pris quelques guest houses.
Mais partout ailleurs, j’étais en camping. Et les campings namibiens sont exceptionnels ! Souvent avec des emplacements très espacés, des sanitaires individuels, parfois de l’eau chaude (chauffe-eau au bois).
Le tourisme ici s’est beaucoup développé, mais les infrastructures ont suivi. Pour autant, heureusement que j’y étais hors saison, il parait qu’en pleine saison, il faut réserver les campings plusieurs jours à l’avance !

La Mécanique

Un peu de mécanique : surtout liée à mes cascades dans le désert. La tour de navigation s’est bien tordue, mais j’ai réussi à la redresser plutôt bien. J’avais cassé une fixation de rétro, que j’ai pu trouver au dernier garage BMW sur ma route à Windhoek ! Sinon, encore du redressage de valise : cette fois un peu plus sérieux en tapant avec une pierre et avec un cordon de soudure sur une fixation à Windhoek. La moto subit un peu mais tient bon !