Le Parcours

Je laisse mes amis en Cappadoce. Eux rentrent en France, je repars seul de mon côté. J’avais initialement prévu de remonter plein nord vers la côte, au bord de la mer noire, pour rejoindre la Géorgie. Mais à peine quitté Göreme, je fais la rencontre d’un couple franco-russe qui voyage en Land Rover. Nous décidons de faire un bout de route ensemble. Cependant, nous décidons de rester dans les terres : un choix payant puisque nous y découvrons la Turquie authentique, avec des paysages magnifiques et de nombreux bivouac incroyables.
Je profite de quelques jours en Géorgie pour me poser avant de repartir vers la Russie. Là-bas, je décide de longer la mer caspienne en passant par la Tchétchénie et le Daghestan.
Vient ensuite l’Asie centrale, je passe au Kazakhstan, où les paysages sont majoritairement désertiques. Je commence à descendre vers Beineou, avant de prendre plein est, en plein désert au bord de la mer d’Aral. Il n’y a pas de route, il s’agit d’une piste de 700 kms, très isolée et peu passante, il faut que je sois autonome en eau, nourriture et carburant.
A Aralsk, je rejoins la route principale pour redescendre vers l’Ouzbékistan, via Baïkonour, Qyzylorda et Turkestan.
Je passe en Ouzbékistan au niveau de la capitale Tachkent. J’y passe quelques jours afin de me remettre d’un passage éprouvant au Kazakhstan. Je file ensuite vers Samarcande, ville emblématique des routes de la soie. Je décide également de faire un crochet par Boukhara plus au nord, qui vaut clairement le détour !
Il est maintenant temps de s’orienter vers la frontière tadjike pour entamer la partie « montagneuse » de mon voyage.

Carnet de Route

Région D’Erzurum

J’ai partagé cette partie de voyage avec Stéphane et Yulia, nous avons découvert de magnifiques paysages au fil des pistes empruntées et de bivouacs toujours plus impressionnants !
Une partie méconnue de la Turquie, d’autant plus intéressante puisque dépourvue de touristes

Géorgie

Après avoir traversé la frontière pendant la nuit (pas d’attente), nous faisons deux bivouacs ensembles ainsi qu’une magnifique piste avant de se dire au revoir

Tbilissi

Je profite d’être à Tbilissi pour visiter un peu la ville, prendre un peu de temps pour moi et faire quelques entretiens sur la moto avec un garage connaisseur des grosses cylindrées.
Après les villages pittoresques de Turquie et de Géorgie, on se sent presque dans une capitale européenne, comme un retour en arrière

Groznyï

Après un long passage de frontière pour rentrer en Russie, je prends la direction de la Tchétchénie et de sa capitale. C’est assez déroutant, puisqu’ayant été rasée pendant la guerre, tout est reconstruit à neuf, c’est très moderne !

Astrakhan

Dernière ville de Russie avant de passer au Kazakhstan. C’est un peu l’image qu’on peut se faire d’une ville d’ex-URSS, un peu « destroy », beaucoup de batiments abandonnés. On sent qu’il y a eu une époque glorieuse mais qu’elle est passée. C’est aussi la capitale mondiale du caviar.

Désert Kazakh

Je ne sais pas bien pourquoi j’ai décidé de passer par cette piste, personne ne le fait (c’est peut-être aussi pour ça !). Elle suit le gazoduc Beineou-Shymkent sur 700kms. De la tôle ondulée et du sable tout le long, sous 40°c, sans grande possibilité de ravitaillement. Très éprouvant mais aussi gratifiant de l’avoir fait. J’ai tout de même vu de beaux paysages, et l’intérêt d’avoir traversé le « vrai » désert.

Baïkonour

Comme attendu, on ne voit rien : ni du pas de tir, ni de la ville, puisque soumis à autorisations spéciales. Mais cela fait quand même quelque chose d’être au point de départ de grandes étapes de la conquête spatiale (spoutnik, Laika, Gagarine, tous partis d’ici !)

Turkestan

C’est le début des villes typiques des routes de la soie. Même si Turkestan, malgré un magnifique mausolée et quelques restes d’une ville fortifiée, ressemble beaucoup à un grand parc d’attraction, avec des reconstitutions de villes des milles et une nuits.

Tachkent

Capitale de l’Ouzbekistan, l’intérêt est d’après moi, assez limité.
Un séisme dans les années 60 a détruit une grande partie de la ville, ainsi que la majorité des vestiges historiques.
J’en profite tout de même pour me reposer un peu.

Samarcande

Là, je suis vraiment dans un des points centraux des routes de la soie. Les madrassas du Régistan ainsi que les différentes mosquées sont incroyables, avec leurs dômes et mosaïques.

Boukhara

Même si c’était difficile de faire mieux, on monte encore d’un cran par rapport à Samarcande. Ici, la ville dans sa globalité regorge de sites historiques jusqu’au moindre coin de rue.
Je suis vraiment dans la ville des mille et une nuits.
Petite déception de ne pas prolonger jusqu’à Khiva, mais le détour était trop long pour moi.

Les rencontres

Une des plus importantes rencontres de ce début de voyage : Stéphane et Yulia. Nous nous sommes rencontrés par hasard à une station-service et nous avons partagé presque une semaine de voyage entre la Turquie et la Géorgie.
J’ai également croisé quelques motards : Nigel, un écossais que j’ai croisé à la frontière Géorgie-Russie, que j’ai revu à Samarcande. Timur et Katia, deux motards russes rencontrés à Turkestan avec qui j’ai passé la soirée.
Philippe, de Poitiers, rencontré dans une auberge à Boukhara, qui revenait du Pamir et m’a donné pas mal d’informations.
J’ai également fait la rencontre de locaux, notamment dans les garages où j’ai dû résoudre quelques problèmes mécaniques, ils ont toujours été très aidants et accueillants !

L'hébergement

Passé la Cappadoce, fini les campings ! ça n’existe tout simplement plus !
Beaucoup de bivouacs maintenant, entrecoupés de nuits en hôtel ou auberge, notamment dans les villes, permettant de recharger les batteries et visiter plus facilement.
Seul point imposé : l’Ouzbékistan demande de s’enregistrer à chaque nuit en hôtel ou auberge, plus compliqué pour bivouaquer. Mais dans tous les cas, j’y ai fait surtout les villes !

La Mécanique

Petite galère à Tbilissi : impossible de desserrer l’écrou de vidange. Obligé de le détruire (j’en avais heureusement un de rechange).
J’ai également changé la pompe à essence qui surchauffait beaucoup.
Au Kazakhstan, une chute dans le sable a enfoncé une valise impactant le système d’attache, un peu de marteau pour y remédier !
Un roulement de roue n’a également pas survécu au désert kazakh, j’en avais également de rechange.
A suivre, mais pour l’instant, tout roule !