Le Parcours
Arrivé au Tadjikistan, les paysages changent totalement : le désert laisse place aux montagnes des contreforts de l’Himalaya. Après un court passage à Douchanbé, la capitale Tadjike, je me lance dans la vallée du Pamir, que je voulais absolument voir pendant ce voyage.
Je longe la frontière Afghane pendant plusieurs centaines de kilomètres, juste séparés par une rivière. Avant de monter sur un plateau à 4000m d’altitude entouré de paysages magnifiques.
En remontant vers le nord, je passe la frontière Kirghize, normalement fermée depuis plusieurs années.
La ville d’Och me sert de point de repos quelques jours. J’aurais bien visité le Kirghizstan, mais mon entrée chronométrée en Chine ne m’en laisse pas le temps.
La traversée du Xinjiang est un passage obligé pour rejoindre le Pakistan, mais la route est fixée par le guide. Bien que magnifique par ses paysages, je ne suis pas totalement libre de mes déplacements.
L’arrivée par le nord du Pakistan est incroyable, peu empruntée et me plonge directement dans les montagnes les plus hautes du monde. Je me crée un circuit passant parmi les plus beaux endroits du Nord-Pakistan : Hunza, Skardu, Deosai Park, Fairy Meadows, Kaghan.
Je rejoins ensuite les villes d’Abottabad, Islamabad, puis Lahore.
Carnet de Route
Duchambe
Pamir Highway
Frontière Tadjikistan-Kirghizstan
Le no-man’s land est un des endroits les plus reculés de la région. La frontière est fermée depuis environ 2 ans pour plusieurs raison géopolitiques. Plusieurs voyageurs avaient pu passer quelques jours avant sous conditions.
M’évitant un retour en arrière de quasi 2000 kms, j’ai pu passer la frontière après quelques négociations.
Frontière Chinoise
Kashgar
Frontière Sino-Pakistanaise
Fairy Meadows
Je l’aperçois depuis le Deosai Park : Le Nanga Parbat, masse blanche de 8126m. Fairy Meadows est une prairie, un peu avant le camp de base, peuplée initialement par quelques bergers, qui donne un point de vue des plus incroyables.
Son accès est compliqué : une route parmi les plus dangereuse du monde, gérée par la compagnie locale des jeeps puis un trek de 8km.
Vallée de Kaghan
Lahore
Les rencontres
Le Pamir est propice aux rencontres : beaucoup de gens voyagent dans cette région, et le plus souvent, ce ne sont pas des voyageurs pour deux semaines.
Je fais notamment la rencontre de Olle, un motard finlandais rencontré à Murghab, dernier « village » du Pamir qui a quitté ses amis dans une auberge « trop chère à son gout ». On s’est trouvé un spot bivouac magnifique, au bord d’une petite rivière à 4200m d’altitude. Olle passera d’ailleurs en Chine dans le même groupe que Nigel (cf. Newsletter 2, rencontré en Russie, le monde est petit !)
Je rencontre également un groupe de 4 cyclistes juste avant de rentrer en Chine. Je traverserai d’ailleurs avec l’un d’eux : Éric, un canadien (il m’avait promis qu’il y avait des Guest House à la frontière, il n’y avait qu’une roulotte dans la boue !). On se recroisera à Kashgar, par hasard, probablement les deux seuls occidentaux dans cette ville !
Au Pakistan, principalement des rencontres avec des locaux. Peu de touristes étrangers, mais un accueil incomparable : la plupart des gens étaient hyper bienveillants !
L'hébergement
Beaucoup de bivouac dans le Pamir au Tadjikistan, dont un quelque peu osé : sur les hauteurs d’une route, à littéralement 100m de l’Afghanistan. Le balai des lampes torches ne s’est pas arrêté. Je n’ai allumé aucune lumière pour ne pas révéler ma présence. Dans tous les cas, je devais me lever à 3h pour faire une piste de 100km avant fermeture pour travaux…
Depuis la Chine, les nuits en tente se font rares, difficile de bivouaquer au Pakistan, il y a du monde partout, seule exception : un bivouac à plus de 4000 dans Deosai Park, le plus froid que j’ai fait, j’atteins les limites de mon équipement !
La Mécanique
Le Pamir a laissé quelques traces : de nombreuses pistes qui mettent la mécanique à l’épreuve.
Mon pignon de sortie de boite prend du jeu (mauvais montage, chaine trop tendue ?). Par chance, j’avais pris mon ancien pignon avec moi (j’avais hésité à le jeter sur la route tant je me disais que c’était du poids pour rien…). Je l’ai changé à Och, mais le Kit chaine ne survivra pas après l’Inde.
Grosse révision chez BMW Lahore : Vidange et tous les roulements de roue, je repars serein.
Petite attention sur les valises : les quelques chutes, bien qu’à l’arrêt mettent à mal les points de fixation, à surveiller !












































































































































