Le Parcours
Après avoir bataillé pendant quelques temps, je parviens enfin à rentrer au Togo. Mais les péripéties à la frontière m’ont fait perdre du temps et de l’énergie… Je ne resterai finalement qu’à Lomé, la capitale.
Je file ensuite à la frontière Ghanéenne, littéralement dans Lomé. Je suis néanmoins obligé de faire l’impasse sur le Ghana : je n’ai qu’un visa de Transit qui me permet seulement de traverser le pays en 48h.
Après une traversée un peu éprouvante, j’arrive en côte d’Ivoire et très tard dans la journée en périphérie d’Abidjan. Je profite une première et dernière fois des plages du golfe de Guinée.
Je passe dans l’improbable capitale du pays : Yamoussoukro et sa basilique tout aussi étonnante.
Je remonte ensuite vers Man et le nord du pays pour rejoindre la Guinée. Je mettrai environ 5 jours à traverser ce pays assez incroyable. Je replonge le temps de quelques jours en Afrique profonde : les pistes rouges au milieu de la jungle, les gens super accueillants dans des villages coupés du monde.
Je fini par rentrer au Sénégal par le sud-est au niveau de Tambacounda sous une chaleur écrasante, je sens que je rapproche du Sahara. Je rejoins assez vite Dakar, dernière « pause » de mon voyage.
Carnet de Route
Lomé
Je finis par rentrer au Togo après plusieurs jours de bataille ! Je n’ai malheureusement plus le temps de faire un détour vers Kpalimé comme je le prévoyais. Je reste à Lomé une journée et j’en profite pour sortir un peu en ville : c’est très animé, il y a un monde fou, des marchés ambulants, des vendeurs de pagnes à tous les coins de rue. L’ambiance est plutôt sympa.
Le lendemain, je profite de l’occasion pour aller voir la personne à l’ambassade de France qui m’a aidé à obtenir les informations nécessaires pour débloquer la situation.
Ghana
Je rentre au Ghana le matin, je n’ai que 48h pour traverser le pays. La frontière à Lomé n’est pas compliquée mais il y a énormément de guichets et de paperasse. Je prends ensuite la route vers Accra, c’est difficile d’avancer correctement : les villes et villages s’enchainent le long de la route principale, il y a des ralentisseurs monstrueux et quelques checkpoints de police. Le lendemain, c’est pire : sur des centaines de kilomètres, j’ai l’impression de rouler en ville avec le trafic, les camions, les routes pourries, etc. Malgré ça, il y a quelques paysages sympas le long de la côte ! je parviens à ressortir du pays au jour 2 en direction de la côte d’Ivoire.
Abidjan
La frontière ivoirienne passée après une longue journée de route, j’ai encore presque 200 kilomètres pour rallier Abidjan. Je traverse des champs de palmiers à perte de vue, je finis la journée dans les bouchons de cette ville immense à plus de 23h. Le seul logement abordable à Abidjan est très éloigné du centre, j’y resterai une journée mais sans trop visiter, juste pour me poser. La distance avec le centre-ville et le trafic me découragent d’y aller.
Je me fais par contre la réflexion suivante : depuis que je suis en Afrique, je ne me suis pas baigné ou profité de la plage. Avant de quitter le golfe de Guinée et de rejoindre les eaux glaciales de l’atlantique, je me prends une journée tranquille à Jacqueville, dans un petit coin de paradis.
Yamoussoukro
Route de Café
La guinée : j’avais beaucoup d’attentes de ce pays, la plupart des voyageurs que j’ai croisé ne m’en ont parlé qu’en bien. De plus, ce sera pour moi le dernier pays où j’explorerai les pistes sauvages. Mon calendrier se resserre et je m’étais bien réservé ces quelques jours pour explorer les routes secondaires.
Une chose est sûre, le contraste est saisissant avec les pays que je viens de traverser : je reviens dans « l’Afrique profonde » avec ses petits villages, les cases, les fermiers.
Après un passage express à Nzérékoré, première ville du sud pour quelques formalités, je tente la route de Café. Elle ne m’éloigne pas de mon itinéraire. Je demande à quelques locaux : la piste est sèche et passe correctement.
70 kilomètres de bonheur : des paysages magnifiques entre jungle et collines où serpente la piste, parfois rouge, parfois en cailloux. Juste ce qu’il faut de difficulté, des petits villages, des gens qui semble ravis de me voir passer, des enfants partout. Bref, l’idée qu’on se fait d’une bonne journée de moto en Afrique !
Faranah - Dabola
A partir de Faranah, je récupère le réseau routier « classique ». Sauf qu’ici, les routes secondaires ne sont pas goudronnées. Je trouve à cette occasion une sorte de « piste-autoroute » : c’est bien une piste mais hyper roulante, pas trop de tôle ondulée. C’est une des rares pistes aussi propres que j’ai pu rouler pendant mon voyage ! il y a du monde sur la route et le décor est toujours aussi impressionnant : tout est rouge-orange.
Le lendemain, jusqu’à Labé, j’aurais droit à une route complètement détruite ou goudron et terre se succèdent tous les 30m, avec un bon 20cm de marche à chaque fois. Comme quoi, il vaut mieux une bonne piste qu’une route défoncée !
Route de Koundara
Pour rejoindre Koundara, dernière petite ville avant le Sénégal, j’emprunte la nationale 5. Elle traverse un massif montagneux, et évidemment, toute une portion n’est pas goudronnée et envahie par le fesh-fesh, une poussière hyper fine. Mais l’atmosphère là, à moto, est toujours aussi incroyable !
Mais dès que je redescends des montagnes, la température explose et le paysage change en seulement quelques kilomètres : la jungle laisse place à une végétation complètement grillée, des baobabs, et une sorte de savane jonchée de termitières.
Tambacounda et N1
Je quitte la Guinée au nord de Koundara et je passe facilement au Sénégal. Il fait 44°c.
Je passe la nuit dans la ville de Tambacounda, pas très loin du Mali (on sent une influence certaine). Je rejoins ensuite Dakar sur la journée via la nationale 1. Je sens que je me rapproche du Sahara : les paysages, la chaleur écrasante…
Dakar
Je finis par arriver à Dakar après une grosse journée de route. J’y reste une journée. La ville est hyper contrastée : les SUV luxueux roulent au milieu des charrettes, le sable envahi les rues. La ville est grande et le trafic est encore une fois bien chargé.
Je profite de l’occasion pour faire une vidange moteur. Je passe aussi voir la pointe des Almadies, point le plus à l’ouest de l’Afrique.
Lac Rose
Un peu plus au nord de Dakar, le Lac Rose. Il est connu pour deux choses : la première, il fut la ligne d’arrivée du mythique rallye Paris-Dakar.
La seconde, sa couleur rose liée à une algue particulière.
J’étais déjà au courant mais il n’est plus rose depuis quelques années. L’urbanisation alentour couplée à une gestion des eaux « à l’africaine » ont complètement déréglé l’équilibre du lac…
Résultat, cet endroit autrefois très touristique semble maintenant complètement abandonné.
Les rencontres
Mon rythme ayant sensiblement accéléré sur cette étape, et n’ayant pas eu de problèmes mécaniques, j’ai fait moins de rencontres notables.
Toujours beaucoup d’interactions avec les gens dans les auberges, les restaurants, etc.
De même, la densité de population se raréfie, notamment en Guinée.
Mais c’est aussi en Guinée que j’ai pu croiser une des populations les plus accueillantes de mon voyage, les gens sont souriants et contents de voir passer un « Toubabou ».
Peu de voyageurs sur cette étape, si ce n’est un couple de retraités suisses avec leur énorme camion aménagé à la frontière Côte d’Ivoire – Guinée. Ainsi qu’un improbable motard anglais en Honda Super Cub 90 en Guinée. Blouson d’aviateur sous 40°c, pas d’eau, sans un sou. La vraie aventure ! (Il aurait fait demi-tour peu de temps après).
L'hébergement
Étant un peu dans le « Rush » ces jours, je continue sur ma lancée de petites auberges.
Les coins bivouacs sont toujours difficiles à trouver tant il y a du monde PARTOUT, et cela demande du temps et un peu plus d’intendance.
Mais je trouve des coins assez bon marché, souvent après négociation.
Je profiterai pour prendre un joli hôtel de bord de plage à Jacqueville à côté d’Abidjan pour profiter de la mer.
Coté alimentation, je commence à saturer du poulet, je commence à avoir envie de manger n’importe quoi d’autre.
La Mécanique
Assez peu de problèmes mécaniques. La réparation du stator semble tenir correctement.
L’état des routes, notamment au Ghana, fragilise la fixation des valises. Je finis par tout faire tenir avec une sangle qui restera jusqu’à la fin du voyage.
A Dakar, je passerai au garage de Madou Bocoum, pilote de rallye-raid sénégalais. J’y ferai la dernière vidange moteur. J’en profite aussi pour prendre un sur-filtre à sable en préparation de ce qui m’attends par la suite !
























































































